Chaque semaine en France, des PME et des mairies se retrouvent à l’arrêt complet à cause d’un ransomware : fichiers chiffrés, serveurs inutilisables, et une demande de rançon sur les écrans. Contrairement aux idées reçues, les attaquants ne visent pas que les grands groupes — les structures de 5 à 50 postes sont leurs cibles préférées, car souvent moins protégées. Voici les 5 réflexes qui font la différence.

1. Des sauvegardes que le ransomware ne peut pas atteindre

Le premier réflexe des ransomwares modernes est de chiffrer ou supprimer vos sauvegardes avant de s’attaquer à vos fichiers. Une sauvegarde sur un disque USB branché en permanence ou un simple NAS accessible depuis le réseau ne vous protège pas. Il faut au moins une copie hors-ligne ou immuable (impossible à modifier, même par un administrateur), et surtout : tester régulièrement la restauration. Une sauvegarde jamais testée est une loterie.

2. La double authentification partout où c’est possible

La grande majorité des intrusions commencent par un mot de passe volé ou deviné. La double authentification (MFA) — ce code que vous validez sur votre téléphone — bloque l’essentiel de ces attaques, même quand le mot de passe est compromis. Messagerie, accès distants, comptes administrateurs : c’est la mesure au meilleur rapport protection/coût qui existe.

3. Des mises à jour qui ne traînent pas

Les attaquants exploitent des failles connues et corrigées depuis des mois. Un serveur ou un poste sans mise à jour, c’est une porte d’entrée documentée publiquement. Le problème n’est jamais la mise à jour elle-même, mais l’absence de quelqu’un pour la planifier, la tester et l’appliquer régulièrement.

4. Des équipes sensibilisées au phishing

La meilleure protection technique ne peut rien si un collaborateur saisit ses identifiants sur une fausse page de connexion. Les emails de phishing actuels sont bien rédigés, personnalisés, et imitent parfaitement vos fournisseurs ou votre banque. Une sensibilisation régulière — avec des exemples concrets — transforme vos équipes de maillon faible en première ligne de défense.

5. Un plan pour le jour J

Si malgré tout l’attaque réussit : qui appelez-vous ? Débranche-t-on le réseau ? Où sont les sauvegardes, et en combien de temps peut-on repartir ? Un plan de reprise d’activité (PRA), même simple, transforme une catastrophe de plusieurs semaines en incident de quelques heures. Le pire moment pour improviser, c’est pendant la crise.

Par où commencer ?

Si vous ne deviez faire qu’une chose cette semaine : vérifiez vos sauvegardes. Est-ce qu’elles tournent ? Est-ce qu’une copie est hors d’atteinte du réseau ? Est-ce que quelqu’un a déjà testé une restauration ? Si la réponse à l’une de ces questions est « je ne sais pas », vous connaissez votre priorité.

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